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SANTE: descente d’organes dans le vagin, ce qu’il faut savoir

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Vous faîtes certainement partie de ces femmes qui souffrent de certains maux, sans avoir des informations utiles. Notre rédaction aborde aujourd’hui le cas du Prolapsus ou la descente d’organes. Un tabou règne toujours autour de cette maladie qui, pourtant, peut gâcher la vie des femmes.

Le Prolapsus se caractérise chez la femme par le glissement vers le bas, dans le vagin d’un ou plusieurs organes pelviens, qui déforment la paroi vaginale jusqu’à s’extérioriser au-delà de la vulve. Ces organes peuvent être la vessie, l’urètre, le vagin, l’utérus ou le rectum. Le prolapsus est dû au relâchement ou à l’endommagement des ligaments ou muscles du plancher pelvien.

Le Professeur Charlemagne Ouedraogo, Gynécologue obstétricien explique que « le symptôme principal du prolapsus génital est la sensation d’une boule vaginale ou d’une pesanteur qui apparaît en position debout, appuyée par les efforts et qui disparaît en position allongée. La boule est palpable lors des toilettes et visible lorsqu’elle s’extériorise au-delà de l’orifice vulvaire. Les autres manifestations sont la douleur, les troubles urinaires, notamment, l’incontinence urinaire d’effort ou rectal, des troubles sexuels et la constipation ».

 

COMMENT S’EN RENDRE COMPTE

Touchant généralement les femmes ménopausées, en raison de la perte d’élasticité des muscles et fibres qui soutiennent les organes, le prolapsus génital ou la descente des organes présente un inconfort pour la femme qui en souffre. Il affecte la vessie, l’urètre, l’utérus ou le rectum. Plusieurs facteurs prédisposent au prolapsus génital. Pr Charlemagne Ouedraogo cite « l’âge, à partir de 45 ans, la ménopause, plusieurs accouchements difficiles, le surpoids ou l’obésité, les antécédents de chirurgie dans la région du bassin, l’exercice physique qui entraîne une grande sollicitation du bassin et l’hérédité ». 

Généralement, il y a trois types de prolapsus génital, notamment, la cystocèle ou prolapsus de la vessie ; l’hystérocèle ou le prolapsus de l’utérus et la rectocèle ou la descente du rectum dans le vagin.

Pour le Gynécologue obstétricien, « la cystocèle est le plus fréquent, c’est la chute de la vessie dans le vagin, souvent associé à un prolapsus de l’urètre postérieur, justifiant les fuites urinaires à l’effort (toux, éclat de rire…). L’hystérocèle est la descente de l’utérus dans le vagin et la rectocèle, la descente du rectum dans le vagin. Un prolapsus rectal complet est la descente totale du rectum dans le canal anal ».

Les différents types de prolapsus sont souvent associés. La gravité du trouble peut entraîner des complications pénibles notamment des infections, des hémorragies, des ulcérations des organes visibles. Le prolapsus génital peut être gênant lors des rapports sexuels. 

On peut prévenir le prolapsus en faisant attention au surpoids et à l’obésité, à la constipation. Aussi, pendant l’accouchement, le prestataire doit œuvrer à la protection des muscles du plancher pelvien et faire aussi attention au périnée.

 

 

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